Madagascar prévoit d'envoyer des observateurs aux Comores

Dans le cadre de l'élection du président de l'union de Comores et à la suite de la sollicitation de l'Union africaine, Madagascar envisage d'envoyer des observateurs à Anjouan.

10 à 15 officiers de la police et de la gendarmerie vont partir incessamment aux Comores pour observer l'élection de l'Union. «Ils sont prêts et, normalement, ils devront partir cette semaine mais on attend encore la décision finale de l'administration», a expliqué le contrôleur général de police Jacky Rahaingo, directeur général de la police Nationale. Cinq officiers des unités spécialisées (le service anti-gang, le groupe d'intervention rapide et l'unité spéciale d'intervention), ont déjà attendu leur départ hier.

De source auprès de l'ambassade des Comores à Madagascar, on a appris que des visas pour 10 policiers malgaches ont été déjà délivrés. «Pour le cas de la gendarmerie, on en a prévu 10, qu'ils peuvent prendre maintenant ou à leur arrivée à Moroni», a déclaré un responsable de l'ambassade.

«Ils vont grossir le rang des observateurs, notamment des 10 Sud-Africains et deux Congolais, qui sont déjà sur place et le transport va être assuré par un transal de l'armée française. Il faut préciser que des observateurs venant de l'île Maurice, des Seychelles, du Sénégal, de l'Afrique du Sud et de la Tanzanie vont prendre part à cette mission car en tout l'Union africaine prévoit l'envoi de 475 éléments pour le bon déroulement de l'élection», a-t-il continué.

Par ailleurs, une autre source qui reste à confirmer parle de l'envoi de 120 éléments du bataillon du Régiment de la capacité Africaine de maintien de la paix (Récamp) aux Comores.

En effet, les Comores, particulièrement l'île d'Anjouan, ont connu un soulèvement concocté par Mohamed Bacar, le président sortant de l'île d'Anjouan. Le 2 mai, ce colonel de gendarmerie, avec de nombreux fidèles dont le nombre est estimé 800, s'est emparé des principaux bâtiments officiels à Mutsamudu. C'est précisément pour garantir la sincérité et la régularité du vote que l'Union africaine a décidé d'envoyer ces observateurs.

Mparany
Source : les Nouvelles de Madagascar

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# Posté le mercredi 06 juin 2007 18:28

DERNIERE MINUTE!

DERNIERE MINUTE!
Selon nos informations, le président de l'Union des Comores Mohamed Abdallah Mohamed Sambi ne s'est pas rendu à Anjouan aujourd'hui. Le gouvernement de l'Union a ténu une conférence de presse cet après-midi à la présidence. Pour le moment nous n'avons pas plus d'informations sur cette conférence.

Le gouvernement de l'Union, la Présidence de l'île autonome de Ngazidja ainsi que les partis politiques comoriens ont condamné les actes barbares des autorités d'Anjouan.

Par ailleurs, L'envoyé spécial de l'Union africaine (UA) chargé des Comores, José Francisco Madeira, est arrivé à Moroni aujourd'hui. Un autre contingent de militaires de l'Union Africaine est arrivé aujourd'hui à Moroni pour renforcer la mission de sécurisation des élections présidentielles des îles. Ces militaires effectuent des navettes entre Ngazidja et Ndzuwani et auraient pris, aujourd'hui, le contrôle de l'aéroport de Ouani Anjouan, a-t-on appris de source concordante.

A Anjouan, les candidats adversaires de Mohamed Bacar auraient écrit à la Cour Constitutionnelle pour demander le retrait de la candidature de Mohamed Bacar, a-t-on appris d'une autre source. Ces candidats s'interrogent sur les conditions de la tenue d'élections libres et démocratiques à Anjouan car il leur semble que les proches de Mohamed Bacar ainsi que la FGA prépareraient une vaste fraude électorale.


Le conseil des ministres:

Le voyage « raté » du président A. A. M. Sambi à Anjouan avait comme but d'organiser dans cette île le conseil de ministre de son gouvernement. Sambi devait rester dans l'île jusqu'à la tenue des élections du 10 mai prochain pour y accomplir son devoir de citoyen.

Ce conseil des ministres s'est réuni à Moroni aujourd'hui 6 juin 2007. Le conseil a discuté des évènements d'hier à Anjouan. Il a été décidé qu'il n'y aura pas d'élections à Anjouan tant que la stabilité n'est pas retrouvée. Le désarmement de la FGA fait partie des conditions du déroulement des élections à Anjouan, a déclaré aujourd'hui le porte-parole du gouvernement, Docteur Abdourahim Saïd Bacar.

Par ailleurs, une personne, parmi les blessés par la FGA pendant les affrontements de mardi, serait morte aujourd'hui, a-t-on appris de la même source.


A suivre...

La rédaction de www.comores4.skyblog.com

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# Posté le mercredi 06 juin 2007 11:10

Modifié le jeudi 07 juin 2007 07:47

Bob Denard jugé en appel en son absence

Bob Denard jugé en appel en son absence
Ouverture du procès en appel de Bob Denard mercredi, 6 juin 2007

Le mercenaire français n'est pas présent au procès, pour "raisons de santé". Bob Denard a été condamné en 1ère instance à 5 ans de prison avec sursis pour avoir participé à un coup d'Etat aux Comores.

Par AFP

PARIS, 6 juin 2007 (AFP) - Le procès en appel du mercenaire français Bob Denard, condamné en première instance en 2006 à 5 ans de prison avec sursis pour sa participation à un coup d'Etat aux Comores en 1995, s'est ouvert mercredi à Paris, en son absence pour "raisons de santé".

Le parquet avait fait appel de la condamnation prononcée par le tribunal correctionnel de Paris le 20 juin 2006. Cet appel avait été justifié par une source judiciaire qui avait estimé la sentence "illégale".

L'article 132-30 du code pénal établit en effet que "le sursis simple ne peut être ordonné à l'égard d'une personne physique que lorsque le prévenu n'a pas été condamné, au cours des cinq années précédant les faits".

Or Bob Denard avait été condamné en avril 1993, soit deux ans avant le coup d'Etat aux Comores, à une peine de cinq ans de prison avec sursis pour une tentative de coup d'Etat au Bénin en janvier 1977.

L'ex-mercenaire, âgé de 78 ans, atteint de la maladie d'Alzheimer et, selon son avocat Me Elie Hatem "très diminué physiquement", n'avait déjà pas assisté aux audiences du procès en première instance.

Le procès, devant la 10ème chambre de la cour d'appel, est prévu pour durer jusqu'au 15 juin.

Me Hatem a cité à comparaître le ministre de l'Ecologie et du développement durable Alain Juppé, en sa qualité de Premier ministre à l'époque de la tentative de coup d'Etat, mais celui-ci a indiqué, dans une lettre à la cour, qu'il ne comptait pas se présenter, n'étant "pas en mesure d'apporter des informations nouvelles sur cette affaire".

Il avait également cité l'ancien président de la République Jacques Chirac, mais celui-ci est couvert par l'immunité jusqu'au 16 juin, soit le lendemain de la fin des débats.

Une Immarsat présentée comme une preuve de l'aide de la France à Denard aux Comores

La disparition d'un téléphone satellitaire, lors de l'intervention française aux Comores en 1995 pour mettre fin au coup d'Etat de Bob Denard, a été au centre de l'audience jeudi de son procès en appel, car cette Immarsat serait, selon la défense, une des preuves de l'appui de la France aux mercenaires.



PARIS (AFP) - Comores: 5 ans de prison dont 4 avec sursis requis contre le mercenaire Bob Denard
08/06/2007 16:02

Cinq ans de prison, dont quatre avec sursis, ont été requis vendredi devant la cour d'appel de Paris à l'encontre du mercenaire Bob Denard pour "avoir organisé et préparé depuis le territoire français" le coup d'Etat aux Comores en 1995.

L'ancien mercenaire avait été condamné en première instance le 20 juin 2006 à cinq ans de prison avec sursis pour cette tentative de prise de pouvoir dans cet archipel de l'Océan indien mais le parquet avait fait appel, estimant que "le tribunal n'avait pas fait une exacte appréciation de la loi pénale".

Devant la 10e chambre de la cour d'appel, l'avocate générale Marthe Coront-Ducluzeau a estimé que l'association de malfaiteurs "était clairement établie" pour cette opération, lancée le 28 septembre 1995, à laquelle avait mis fin six jours plus tard une intervention militaire française en vertu d'accords liant la France et les Comores.

La magistrate a soutenu que Bob Denard, 78 ans, absent de l'audience pour "raisons de santé" depuis le début du procès mercredi, a "mené une opération strictement personnelle de nature lucrative" et refusé de "conclure que celui-ci ait eu l'autorisation d'agir des services secrets français".

L'avocate générale a demandé que les quatre ans de sursis soit assortis d'une période de mise à l'épreuve de trois ans.

Bob Denard a déjà fait six mois de détention après son arrestation.


Regardez cette petite vidéo en cliquant ici avant de réagir à cet article.
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# Posté le mercredi 06 juin 2007 09:33

Modifié le vendredi 08 juin 2007 11:19

Anjouan: tirs à l'aéroport d'Anjouan, le président comorien empêché d'atterrir à Anjouan

Anjouan: tirs à l'aéroport d'Anjouan, le président comorien empêché d'atterrir à Anjouan
Pour éviter des répétitions, vous trouverez ici la suite de l'information de l'article publié ci-dessous.



Le calme était revenu mardi soir à l'aéroport de Ouani à Anjouan, a-t-on appris de sources concordantes.

Selon Anissi Chamsidine, coordonnateur de l'action de l'Union des Comores à Anjouan, qui a confirmé à l'AFP cet incident, au moins trois personnes ont été blessées dans ces tirs.
"Au cours de cette fusillade, au moins trois personnes ont été blessées par balles et ont été transportées à l'hôpital", a-t-il affirmé à l'AFP, interrogé par téléphone depuis Moroni, sans préciser la gravité des blessures des victimes.

L'agence Reuters a confirmé ce bilan et affirme que trois civils ont été gravement blessés par la FGA pendant les affrontements.

Un peu plus tôt, M. Chamsidine avait affirmé que les "tirs des éléments de la gendarmerie d'Anjouan avaient pour but non pas d'empêcher le président d'atterrir mais de disperser la foule" de 3.000 personnes venue accueillir le président Sambi.

Devant une telle situation, les forces de sécurisation de l'élection composée majoritairement de sud-africains auraient téléphoné au Président pour lui suggérer de rebrousser chemin pour éviter d'envenimer les choses.

Plus tard, les autorités de l'île auraient coupé l'électricité d'Anjouan pour éviter que la population n'entende le discours prononcé par SEM A.A. Sambi à la radio nationale ORTC de Moroni.

Le président Sambi n'a pas prononcé de discours hier, a-t-on appris d'une autre source.

Le gouvernement de l'Union condamne, dans un communiqué diffusé le 5 juin, les actes barbares perpétrés par les autorités d'Anjouan. L'Union appelle la communauté internationale à agir avec fermeté et à renforcer la mission de sécurisation des élections...


A suivre...

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# Posté le mardi 05 juin 2007 17:20

Modifié le samedi 19 juillet 2008 19:19

POUR UNE PARTICIPATION MASSIVE AU PROCES DE BOB DENARD devant la cour d'appel de Paris

POUR UNE PARTICIPATION MASSIVE AU PROCES DE BOB DENARD devant la cour d’appel de Paris
POUR UNE PARTICIPATION MASSIVE AU PROCES DE BOB DENARD devant la cour d'appel de Paris (17ème chambre correctionnelle) du mercredi 6 juin 2007 au vendredi 15 juin 2007
Le procès en appel du mercenaire français Bob Denard, poursuivi pour sa participation au nième coup d'état aux Comores en 1995, se tient du mercredi 6 juin 2007 jusqu'au vendredi 15 juin 2007 devant la cour d'appel de Paris.

Pour voir un reportage sur le procès cliquez ici

Nous espérons ne pas assister une fois de plus à une mascarade comme c'était le cas pour son premier procès sur l'assassinat du président Ahmed Abdallah en septembre 1989 ou au deuxième procès concernant le renversement par les armes du président Saïd Mohamed Djohar en 1995. pour ce dernier procès en instance, il a été condamné symboliquement à cinq ans d'emprisonnement avec sursis. La justice française a jugé que les faits n'étaient pas assez graves. Mais comme cette sentence était illégale, le parquet a fait appel.
En effet, l'article 132-30 du code pénal établit que « le sursis simple ne peut être ordonné à l'égard d'une personne physique que lorsque le prévenu n'a pas été condamné, au cours des cinq années précédant les faits ». Or Bob Denard avait déjà été condamné en avril 1993, soit deux ans avant le coup d'état aux Comores, à une peine de cinq ans avec sursis pour la tentative de coup d'état échouée au Bénin en janvier 1977. Je vous rappelle qu'il a conduit un groupe d'une cinquantaine de mercenaires français qui ont renversé le président comorien Ali Soilihi le 13 mai 1978. Il l'a assassiné avec une rafale de balles derrière son dos à la fin du mois, sans aucun jugement comme ce dernier n'avait pas la nationalité française.

Pour le procès concernant l'assassinat du président Ahmed Abdallah, comme Bob Denard a eu largement le temps de détruire ou de cacher toutes les preuves, la justice française ne l'a pas condamné. Alors que le père de Jaffar, son garde du corps est venu témoigner que son fils a reçu également des coups de couteaux en voulant défendre son président.

Il est regrettable que les autorités comoriennes ne se soient pas portées partie civile. Les avocats de la famille Djohar se plaignent également que le gouvernement comorien ne s'est pas impliqué de ce procès en appel. Ils étaient disposés à travailler avec eux. Il s'avère que Maître Larifou (principal avocat de la famille Djohar) est actuellement en campagne électorale pour les élections présidentielles de l'île autonome de Ngazidja.

Nous lançons une mobilisation générale de toutes les bonnes volontés et des juristes ou avocats pour faire en soit que justice soit rendue dans cette affaire.

Aussi, il serait dommageable qu'à la veille du procès de Bob Denard, nous soyons dépourvus d'avocats.

SOS DEMOCRATIE COMORES, - Abdou Rahamane AHMED


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# Posté le mardi 05 juin 2007 17:19

Modifié le mardi 05 juin 2007 17:51

Anjouan: tirs à l'aéroport d'Anjouan, le président comorien empêché d'atterrir à Anjouan

Confirmation de ce que nous venons de publier tout à l'heure:

Des tirs ont éclaté mardi après-midi à l'aéroport de l'île comorienne autonome d'Anjouan peu avant l'arrivée prévue de l'avion du président de l'Union des Comores Ahmed Abdallah Sambi, qui n'a finalement pas pu atterrir, a-t-on appris de sources concordantes.

Anissi Chamsidine, coordonateur de l'action de l'Union des Comores à Anjouan, a confirmé mardi soir à l'AFP cet incident.

"Les tirs des éléments de la gendarmerie d'Anjouan avaient pour but non pas d'empêcher le président d'atterrir mais de disperser la foule" de 3.000 personnes venue accueillir le président Sambi, a-t-il affirmé, joint par téléphone depuis Moroni.

Selon M. Chamsidine, la foule montrait des signes d'hostilité à l'égard des forces de gendarmerie. La sécurité du président Sambi n'était pas suffisamment assurée pour lui permettre d'atterrir, selon ce responsable.

"Il y a eu effectivement une fusillade à l'aéroport de Ouani" à Anjouan, a confirmé à l'AFP le directeur de l'aviation civile de l'Union des Comores, Ali Abdou Said.

L'avion du président a finalement fait demi-tour et a atterri mardi soir à l'aéroport de Moroni, a indiqué Koulthoum Assoumani, chef d'escale de la compagnie Air Service Comores transportant M. Sambi.

Début mai, des affrontements avaient opposé à Anjouan l'armée comorienne aux gendarmes d'Anjouan, loyaux envers l'ex-président de l'île Mohamed Bacar, homme fort d'Anjouan dont le mandat de président a expiré en avril.

Les Comores organisent les 10 et 24 juin les élections des présidents des trois îles de l'archipel (Grande-Comore, Anjouan, Mohéli).

Source: AFP / 05 juin 2007 18h24

DERNIERE MINUTE

Un communiqué du gouvernement de l'Union est attendu dans les heures qui suivent.

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# Posté le mardi 05 juin 2007 14:10

Modifié le mercredi 06 juin 2007 11:15

DERNIERE MINUTE!

DERNIERE MINUTE!
On vient d'apprendre que la force de gendarmerie d'Anjouan a empêché l'avion transportant le chef de l'Etat et avec à son bord des militaires de l'Union africaine de se poser à l'aéroport de Ouani.

Des coups de feu ont éclaté dans l'enceinte de l'aéroport de Ouani vers 17h40 (heure locale) ce mardi 05 juin 2007 faisant un blessé civil.

La FGA a tiré pour disperser la foule ayant pénétré dans le tarmac pour aider la quinzaine de militaire africain à dégager les barrages dressés.

La foule était venue été venue nombreuse à l'aéroport de Ouani pour accueillir le chef de l'Etat attendu dans l'île ce mardi après-midi.

Une partie de ces militaires africains venus sécuriser les élections du 10 juin prochain a été accueillie avec enthousiasme le matin.


A suivre...



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# Posté le mardi 05 juin 2007 12:59

Modifié le mardi 05 juin 2007 14:57