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VIVENT LES COMORES DANS L’UNITÉ ET LA FRATERNITÉ !

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comores4

Description :

SUIVEZ L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITÉ DES ÎLES COMORES COMME SI VOUS Y ÊTES.
Ce blog a été crée pour lutter contre toute forme de séparatisme aux îles de la lune ‘’جزر القمر ‘’.
============
Suite aux conséquences néfastes qu’a causé le séparatisme anjouanais, suite aux événements qui se passent aux Comores depuis le mardi 1er mai 2007, votre blog vous relate la situation au jour le jour. Le blog est mis à jour plusieurs fois par jour, selon l’évolution de la situation. Revenez donc à tout moment.
Je vous demande d'apporter vos contributions pour mieux informer nos compatriotes !

Je vous souhaite une bonne visite !
N.B: Ce blog est le votre. Si vous avez une idée, laissez un commentaire ou envoyez moi un message en cliquant juste en bas.
Vous pouvez m'écrire à l’adresse suivante : comores4@hotmail.fr
Merci.
****************
Je vous propose l’hymne national des Comores ‘’UDZIMA WAMASIWA’’ :
--------------------
Iɓeramu isipepeza
Inadi ukombozi pia
idaula ipvenuha
tasiɓaɓu ya idini pvo yatsangaya
hunu Komoria
Narikeni na mahaba
Ya huvendza yamasiwa yatru
Wasiwa Komoro damu moja
Wamasiwa Komoro dini ndzima
Yamasiwa radzaliwa
Yamasiwa yarilea
Mola ne arisaidia
Narikeni ha nia
rivendze uwatania
Mahaba ya dini na dunia.
Iɓeramu isipepeza
rangu mwezi sita wa jwiye
idaula ipvenuha
zisiwa zatru zikatuha
Maore na Nzuani,
Mwali na Ngazidja
Narikeni na mahaba
Ya huvendza yamasiwa.
*****************
Traduction en Français :
UDZIMA WAMASIWA = UNION DES ÎLES
Au faîte le Drapeau flotte
Appelle à là Liberté totale.
La nation apparaît,
Force d'une même religion au sein des Comores.
Vivons dans l'amour réciproque dans nos îles,
Les Comoriens issue de même sang,
Nous embrassons la même idéologie religieuse.
Les îles où nous somme nés!!
Les îles qui nous ont prodigués la bonne éducation.
Dieu y a apporté son aide.
Conservons notre unité pour l'amour de la patrie,
Amour pour la religion
Et pour l'évolution.
Au faîte le Drapeau flotte
Depuis le 6 du mois de Juillet
La nation apparaît,
Les îles devenues souveraines;
Maore - N'Dzuani - Mwali - et N'Gazidja.
Gardons notre amour pour les îles.
==========
CONTACT: comores4@hotmail.fr

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  • Et si l’étoile de Kiki commençait à pâlir ?
    La capitale est parée aux couleurs de l’Orang...
  • Elections des gouverneurs à Ngazidja : J-23    Sidi a lancé sa campagne électorale
  • Le ministre Fahmi visé par un projet de révocation
  • Bianrifi Tarmidhi, Candidat aux élections présidentielles  « Avec mon expérience, je peux mieux gouverner que les autres… »

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Et si l'étoile de Kiki commençait à pâlir ?

La capitale est parée aux couleurs de l'Orange à l'occasion de l'arrivée ce samedi, en provenance de Paris, de Mohamed Daoudou alias Kiki, directeur des douanes. Limogé il y a moins de deux semaines et visé par une procédure judiciaire, l'étoile de Kiki commence à pâlir. Ses ouailles s'apprêtent, tout de même, à lui réserver un accueil triomphal.

Dans la valise de Kiki de la République, comme se plaisent à l'appeler ses partisans, le candidat du mouvement Orange à l'élection du gouverneur de Ngazidja, Mouigni Baraka, lui aussi dans le collimateur de la justice. Les deux ex-responsables des services de douane auraient déjà reçu une convocation à comparaitre, selon des sources dignes de foi.
La rumeur prétend que des négociations seraient en cours entre le pouvoir et des proches de Kiki en vue d'une annulation de la procédure. L'on sait que, pour calmer les ardeurs du pouvoir, Kiki avait affiché son soutien au candidat du régime, en l'occurrence Iklilou Dhoinine au détriment de son mentor Idi Nadhoim. On avait parlé d'un deal entre les deux parties. Mais voilà que l'étau se resserre autour de Daoudou. Va-t-il enfin revenir à ses anciennes amours ? Réussira-t-il, une fois sur place, à désamorcer la bombe judiciaire qui risque de lui éclater à la figure ?

Le plus cocasse dans cette histoire est cette ferveur populaire autour d'un directeur général qu'on soupçonne d'avoir détourné l'argent public à son propre profit. Comment peut-on tomber dans les bras de celui qui a volé votre argent sous le prétexte qu'il vous en a remis des miettes. Sommes-nous devenus fous ?
Source : Inoussa
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#Posté le dimanche 17 octobre 2010 05:12

Elections des gouverneurs à Ngazidja : J-23 Sidi a lancé sa campagne électorale

Elections des gouverneurs à Ngazidja : J-23    Sidi a lancé sa campagne électorale
Le candidat au poste de gouverneur de l'île de Ngazidja, Ibrahima Mhoumadi Sidi, a donné le coup d'envoi de sa campagne électorale lors d'un meeting au foyer Aouladil Komor de Moroni.

Des nombreuses personnes ont assistés, hier, à la première réunion publique d'Ibrahim Mhoumadi Sidi. Ce prétendant à la course vers Ngazi-Gome, siège de l'exécutif de Ngazidja, qui se réclame être le candidat du « Baobab », le parti au pouvoir a ouvert sa campagne au foyer Aouladil Komor. « Sidi est le candidat de la Mouvance même s'il n'y a pas encore eu une déclaration officielle », affirme un membre du staff politique du candidat.

Des personnalités politiques issues des partis de la Mouvance présidentielle ont été, évidemment, aperçues dans ce meeting. M. Sidi a, à cette occasion, tracé les grandes lignes de son projet de société qui tournent autour des thèmes comme « le renforcement de l'unité nationale et de la cohésion sociale, l'encouragement des investissements et la promotion de l'éducation ». Cet actuel ministre de l'intérieur et de l'information qui a choisi de partir à la conquête des électeurs de l'île de Ngazidja s'est dit partisan d'une « décrispation politique dans notre pays ».

« Les sept ans de tiraillements entre l'ancien chef de l'Etat Azali Assoumani et le président de l'île de Ngazidja, Mze Soulé Elbak n'ont rien apporté à l'île », a-t-il soutenu derrière ses lunettes. « Il y a d'autres voies paisibles qui n'ont jamais été exploitées », a-t-il lancé, ce ministre de l'intérieur. Selon le candidat Sidi, « l'île de Ngazidja renferme beaucoup plus de richesse par rapport aux autres îles de l'archipel, mais ce qui manque ce sont les responsables politiques aptes à exploiter cette richesse ».

L'ancien député du Ngouwengué promet, s'il obtenait la confiance des électeurs de Ngazidja, de « combattre la délinquance en s'attaquant surtout au chômage qui est à l'origine de ce mal qui mine une jeunesse en proie au désespoir ». Cet enseignant de français de profession se propose « d'affecter une partie des fonds dédiés à l'enseignement général pour promouvoir l'enseignement professionnel ».

Cet ancien parlementaire de la CRC s'engage, également, à ½uvrer pour la préservation des « valeurs traditionnelles, positives, qui soutiennent le développement ». « Je soutiens le candidat Sidi car il est un homme politique engagé. Il dit ce qu'il pense », explique un partisan du candidat. Et lui d'ajouter que « la loi sur la citoyenneté économique, dont l'ancien député fut l'un des plus grands défenseurs, utilisée par ses adversaires politiques comme étant une faiblesse est, en fait, une force ». Après ce lancement de sa campagne électorale et l'ouverture de son quartier général, le candidat devrait s'envoler pour la France pour rencontrer la diaspora.
Faïssoili Abdou
HZK-Presse
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#Posté le vendredi 15 octobre 2010 17:30

Le ministre Fahmi visé par un projet de révocation

Le ministre Fahmi visé par un projet de révocation
Une pétition contre le ministre des relations extérieures, Fahmi Saïd Ibrahim, circule actuellement dans les couloirs de l'assemblée nationale. Ses ex-collègues députés de la majorité demandent son limogeage.

Des députés de la majorité et de l'opposition sont entrain de constituer une procédure visant à demander la révocation du ministre Fahmi au sein du gouvernement Sambi. « Evidemment, une motion allant dans ce sens sera soumise au bureau de l'Assemblée », nous a confirmé, hier soir, une source parlementaire bien informée. « Son comportement n'est pas en conformité avec la période actuelle », lance notre interlocuteur pour justifier cette procédure inhabituelle.

Il citera la récente signature des « accords de coopération de défense avec la France à l'insu des députés » comme l'une des raisons de cette irritation des députés contre le ministre. Cela n'explique pas tout. En réalité, cette procédure engagée contre le ministre n'est qu'une illustration des querelles intestines qui minent la Mouvance présidentielle qui est devenu un véritable panier de crabes.

Notons que cette opération lancée contre Fahmi est encore au stade de projet. Ses initiateurs se préparent dans les coulisses avant de mettre en marche leur dispositif. « Ils veulent recueillir le maximum de signatures pour être sûr que la procédure soit irrévocable avant de le déposer au bureau de l'assemblée », croit savoir un juriste. Pour qu'elle soit valable une telle pétition doit être signée par au moins 1/3 des députés, selon la Constitution. Et, les députés qui demandant la tête de ce deuxième ministre des relations extérieures de l'ère Sambi visent à obtenir « 22 signatures » pour être sûr du succès de leur projet.

Pourtant l'arrêt de la cour constitutionnelle du 8 mai dernier ayant instauré la période intérimaire a dit dans l'une de ces dispositions qu'il ne peut y avoir de changement de gouvernement durant cette période. « C'est vrai l'arrêt a dit cela. Mais cela n'est pas au dessus de la constitution », avance un élu sous couvert de l'anonymat. « Cette procédure est conforme sur le plan légal », souligne un juriste ajoutant que « le président ne peut pas changer de gouvernement mais le ministre peut être révoqué. Et dans ce cas, son poste sera attribué à un autre membre du gouvernement ».
Faïssoili Abdou
HZK-Presse
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#Posté le jeudi 14 octobre 2010 07:45

Bianrifi Tarmidhi, Candidat aux élections présidentielles « Avec mon expérience, je peux mieux gouverner que les autres... »

Bianrifi Tarmidhi, Candidat aux élections présidentielles  « Avec mon expérience, je peux mieux gouverner que les autres… »
Ancien premier ministre et actuel député à l'assemblée nationale, Bianrifi Tarmidhi s'est lancé dans la course à la présidentielle. A 52 ans, cet enfant de Nioumachoua a lancé sa campagne. Il dit vouloir mettre à profit son expérience pour le pays. Dans cette première interview qu'il a accordée à HZK-Presse / La Gazette, cet ancien ministre de l'intérieur nous détaille son projet de gouvernement s'il est élu. Ses trois trois vice-présidents sont : Ibrahim Ali Mzimba (Ngazidja), Abdérémane Ahmed Abdallah (Ndzouani) et Abdallah Said Saouma alias Chabhane (Mwali).

Question : Pourquoi vous êtes candidat ?
Bianrifi Tarmidhi : Je suis candidat parce que ce pays mérite un dirigeant politique qui a de l'expérience et qui est un vrai nationaliste. Je suis aussi motivé par l'idée que ce pays a besoin de sortir du gouffre pour se développer et retrouver les autres pays avec lesquels nous avons acquis l'indépendance la même période.

Question : Qu'est-ce qui vous distingue des autres prétendants à la magistrature suprême ?
Bianrifi Tarmidhi : La différence est que je connais très bien le pays car je l'ai servi à différents niveaux. Des niveaux de l'Etat qui m'ont permis de comprendre que je suis capable de gouverner le pays plus que les autres.

Question : Quel est votre projet de société ?
Bianrifi Tarmidhi : Notre projet nous conduit sur trois axes.
En premier lieu, on doit faire le tout pour que les comoriens comprennent que seule l'unité peut nous mener au développement et à la paix. Donc, on doit consolider l'unité nationale. Cela sous-entend qu'on doit intégrer l'île de Mayotte dans tous nos plans. Avec ou sans la même administration, on doit faire de telle sorte que Mayotte soit prise en compte dans nos activités notamment économiques et sociales. On doit sentir que nous sommes dans un seul pays.
Notre deuxième axe est basé sur la jeunesse. Notre jeunesse a les capacités et les diplômes requis pour participer activement au développement du pays. Malheureusement, elle ne trouve pas de débouchés. Donc, la jeunesse est une priorité et cela en créant des emplois. Des emplois qui sont en adéquation avec la formation.
Enfin, notre troisième priorité est relative à la diplomatie. Il nous faut une diplomatie active et non partisane. Une diplomatie qui sera orientée uniquement sur le développement de notre pays.

Question : Vous avez évoqué la question de Mayotte et votre vice-président a donné sa position sur ce point. Il prône le retrait de la question à l'Onu et un rapprochement direct avec la population mahoraise. C'est aussi votre point de vue ?
Sans me contredire avec mon vice-président Mzimba, retirer la question de Mayotte aux Nations Unies n'est pas la bonne solution car on ne peut pas prendre une décision unilatérale. C'est une question qui touche tout les comoriens. Donc un député, un président ou un ministre des affaires étrangères ne peut pas se permettre de retirer la question de Mayotte d'autant plus que c'est une question qui intéresse des organisations internationales. Par contre, pour ramener Mayotte dans son giron naturel, tous les chemins sont à explorer.

Question : Le président sortant avait axé sa politique extérieure sur le monde arabe. Quelle sera votre politique internationale ?
Bianrifi Tarmidhi : La chance des Comores, on se trouve dans un carrefour de culture arabo-occidentale contrairement aux autres pays de la région. Les Comores disposent d'une population qui se retrouve dans la culture arabe et occidentale, ce qui est un atout qu'on ne trouve pas ailleurs. Donc la diversification de la coopération est une bonne chose mais mettre l'accent sur les pays du monde arabe est aussi meilleur et d'ailleurs très important. Mais nos relations traditionnelles avec la France nous amènent à renforcer cet axe aussi.

Question : Qu'est ce qu'il faut poursuivre ou abandonner chez Sambi ?
Bianrifi Tarmidhi : Je ne ferai pas jugement. Mais je sais que notre pays fait partie d'un cadre mondial notamment dans la lutte contre la pauvreté. Nous sommes dans un plan global des objectifs du millénaire pour le développement. Si le régime sortant avait adhéré dans ces OMD ne serait-ce que dans un secteur aussi important que la santé, je vais poursuivre.

Question : Quand on connait le niveau de développement de Mohéli, envisagez-vous un projet spécifique pour cette île dans votre programme ?
Bianrifi Tarmidhi : C'est vrai, Mohéli est en retard. Mais réellement c'est tout le pays qui est en retard en matière d'infrastructure surtout. Tout ce qu'on avait comme infrastructure à la Grande-Comore et à Anjouan est délabré. Du coup, faire des priorités par rapport à une île, ce serait très difficile. Les préoccupations sont les mêmes d'une île à une autre car ses infrastructures n'ont pas bénéficié d'entretien. Peut-être on va commencer par une île et terminer sur une autre.
Propos recueillis par A.A. Mguéni
HZK-Presse
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#Posté le mercredi 13 octobre 2010 08:16

Ces 7 Coelacanthes très patriotes : “Nous répondrons à chaque appel”

Ces 7 Coelacanthes très patriotes : “Nous répondrons à chaque appel”
La participation de ces jeunes professionnels a donné du sang neuf à l'équipe nationale. Sur onze titulaires, cinq d'entre eux ont débuté le match avant l'entrée en jeu (46e mn) de Yassine Saandi. “Ils m'ont beaucoup aidé sur mes choix tactiques. Je les remercie beaucoup tout en saluant le patriotisme dont ils ont fait preuve”, devait reconnaître l'entraineur national.

Ils sont sept. Ils, ce sont les jeunes joueurs comoriens qui ont pris part, samedi 9 octobre à Mitsamihuli, à la rencontre Comores-Mozambique. De patriotisme, ces jeunes expatriés viennent d'en faire la preuve. Il s'agit des frères Machangama, Youssouf et Mohamed, ce dernier, attaquant de pointe des C½lacanthes. Pendant le regroupement de quatre jours, Nadjim Abdou, originaire de Bambadjani ya Hamahame et ses autres amis expatriés évoluant en Europe l'ont suivi sans condition. Après avoir disputé le championnat de la Ligue 2 française, vendredi 1er octobre, Youssouf Mchangama, Mohamed Mchangama, joueurs de Nîmes Olympique, Ali Mmadi (Evian Thonon) ont débarqué à Moroni suite à l'appel du sélectionneur national.

En plus de l'enfant d'Iconi, Moubarak Abdallah Mfoihaya et Ben Ahmed Athoumani de Dzahani II, Yassine Saandi a clôturé la liste de ces sept expatriés. “Je suis fier de représenter mon pays. Bien que je joue à l'extérieur (Millwall an Angleterre), mais je représente toujours les Comores. On nous a bien accueilli et je remercie le public comorien pour son soutien”, se réjouit Jymmi. Le maire de Bambadjani a remercié la Fcf d'avoir fait appel à “leur fils“. “Ça fait longtemps qu'on l'a pas vu et voilà qu'il est là pour le football. Nous allons le soutenir et leur souhaiter tous bon courage“, a-t-il dit avant le coup d'envoi du match.

La participation de ces jeunes professionnels a donné du sang neuf à l'équipe nationale. Sur onze titulaires, cinq d'entre eux ont débuté le match avant l'entrée en jeu (46e mn) de Yassine Saandi. “Ils m'ont beaucoup aidé sur mes choix tactiques. Je les remercie beaucoup tout en saluant le patriotisme dont ils ont fait preuve“, se félicite Chamité.
Les supporteurs de Bambadjani et ceux de Shezani n'ont pas laissé seuls leurs protégés au stade de Mitsamihuli. “Nous avons vendu presque 600 tickets à Bambadjani. Ils sont venus en masse au stade pour soutenir leur enfant Nadjim“,a dit Maoulida Abdou, chargé de l'organisation du match. A la fin du match, même s'ils étaient quand même déçus du résultat (1 à 0 en faveur des visiteurs), Ben Ahmed Athoumani déclarait : “nous allons répondre à chaque appel du sélectionneur. Nous sommes comorien tout comme ceux qui évoluent dans le championnat national”.
Elie-Dine Djouma
Al-watwan N° 1637 du mardi 12 octobre 2010
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#Posté le mardi 12 octobre 2010 13:06

Elections présidentielles et des gouverneurs : J-27 Campagne électorale, c'est parti...

Elections présidentielles et des gouverneurs : J-27  Campagne électorale, c’est parti…
Le président Sambi a lancé officiellement la campagne pour les élections présidentielles et des gouverneurs. La commission électorale a dû renoncer à la carte avec photo pour confirmer les dates. Les problèmes financiers semblent résolus.

Au lieu des 35 jours initialement prévus, les candidats aux élections présidentielles et des gouverneurs auront 30, pour battre campagne. Nos villes et villages vont entrer à nouveau dans la fièvre électorale. C'est le chef de l'Etat depuis la Lybie qui a donné le coup d'envoi de ce scrutin qui s'annonce passionnant. « Conformément à la constitution et à l'accord que j'ai signé avec les gouverneurs des îles, je lance officiellement la campagne », dit-il par téléphone sur la radio nationale. La suite de son intervention est axée sur des conseils et des mises en garde. Des injonctions que le locataire de Beit Salam en fin de mandat adresse aux électeurs mais aussi aux candidats.

« Avec l'expérience, je sais que les candidats promettent le ciel et la terre pour se faire élire. Mais la population doit toujours savoir d'où viendront les fonds qui vont servir à réaliser les promesses », insiste-il à partir de Tripoli où il assiste à un double sommet Ligue Arabe/Union Africaine. « L'Ayatollah » comorien a consacré une bonne partie de son intervention à attirer l'attention des postulants à la magistrature suprême et ceux qui visent les gouvernorats des îles. « Je vous exhorte à faire une campagne propre sans insulte et sans provocation. En plus, précise-t-il, en aucun cas vous ne devrez utiliser les biens de l'Etat à des fins de campagne ».

Le président de la république était précédé quelques heures auparavant par la commission électorale qui a confirmé en premier les dates du 7 novembre et 26 décembre 2010 pour la tenue des élections. Ces dates sont confirmées après plusieurs négociations et tractations entre le gouvernement, le Comité de suivi et la commission électorale. Les difficultés financières étaient au centre des discussions. Mais, le président de la CENI assure le vendredi que « le problème est en voie d'être réglé ».

Les nuages semblent disparus autour du financement après le nouvel apport du gouvernement. L'Etat comorien qui avait déjà investi 600 millions de nos francs, a rajouté 200 millions. « Si les promesses de financement sont acceptées, nous aurons un plus par rapport au budget initial », se félicite Charkane Chaharane, le patron de la commission électorale. Si le gouvernement décaisse sa part pour le compte de la CENI, il va rester la contribution de la communauté internationale. Mais l'ambassade de France à Moroni rassure que « les engagements de la communauté internationale seront disponibles d'ici la fin du mois ».

En attendant, ce sont les fonds du gouvernement comorien qui vont permettre de relancer la machine électorale qui était au point mort depuis quelques semaines. Ces 200 millions vont servir à un toilettage du fichier électoral. Une option qui a permis certes de réduire les dépenses mais marque l'abandon de l'idée de la carte biométrique ou de la carte avec photo intégrée.

« Il n'y aura pas de révision totale du fichier comme on le voulait au départ mais nous allons faire un assainissement. Un toilettage qui se fera en présence de tous les candidats », garantit le président de la commission électorale. En principe, il ne devrait pas y avoir de révision en même temps que la campagne mais les circonstances obligent. Depuis vendredi, en théorie, la révision des listes a commencé.
A.A. Mguéni
HZK-Presse
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#Posté le lundi 11 octobre 2010 09:03

Y. Moussa: "On a l'impression que le gouvernement a rendu les armes"

Les cheveux poivre-sel, la démarche lente et le verbe toujours haut, Youssouf Moussa n'a pas perdu de sa pugnacité, même si on l'entend moins ces dernières années sur la question de Mayotte. Alors que ses camarades de combat ont fini par succomber aux sirènes de la puissance coloniale, ce ''militant professionnel'' du Front démocratique (Fd) comme il se définit lui-même, n'a encore rien renié de ses convictions. A ceux qui le trouvent moins mordant qu'il ne l'était jusqu'ici, Moussa a une explication : ''Aujourd'hui, pour faire de la politique, il faut disposer de moyens''. Mais, il se dit surtout affligé par les tergiversations des autorités comoriennes qui ''semblent avoir rendu les armes''. Au lendemain de l'assemblée générale des Nations unies, votre magazine est allé à la rencontre de cet homme exceptionnel, grand débatteur devant l'eternel et ancien professeur de mathématiques.

Trente-cinq ans après la séparation de Mayotte du reste de l'archipel, quel regard portez-vous sur ce contentieux territorial entre Moroni et Paris ?

Aujourd'hui, face à une telle question, on est désarçonné. Ce qui saute aux yeux, ce que les perspectives sont moins prometteuses qu'elles ne l'étaient jusqu'ici. On a l'impression que l'horizon est bouché, que la France a gagné. Les Mahorais estiment que le problème est déjà tranché. Les gens s'aperçoivent que les autorités comoriennes ont renoncé à revendiquer l'appartenance de Mayotte à l'archipel. Les documents signés par l'ex-président Azali Assoumani reconnaissant qu'il y a deux entités, c'est-à-dire l'Union des Comores d'une part, et Mayotte d'autre part, sont là pour le prouver. On parle de partenariat et de collaboration pour réguler les flux migratoires. Le sentiment dominant est celui d'une sorte de capitulation. C'est triste.

Vous avez été très actif dans le combat pour la réintégration de Mayotte dans le giron comorien. Depuis quelques années, on ne vous entend presque pas. Etes-vous rattrapé par une certaine lassitude ou vous estimez que le combat est vraiment perdu ?

Le problème est que l'instance ou l'institution qui devrait être à la tête de ce combat a baissé les bras. Et ici (Ndrl : à Mayotte), les gens considèrent que c'est une cause perdue et qu'il n'y a donc pas lieu de continuer un combat sans issue. De nombreux partisans du Front démocratique (Fd) se sont retirés pour avoir la paix ; d'autres se sont rendus avec armes et bagages. Le cas le plus typique est celui de Said Omar Oili, ancien président du Conseil général, qui donne aujourd'hui raison à ceux qui se sont battus pour la sécession de l'île. Personnellement, si je ne suis pas actif, c'est parce qu'il faut des moyens pour faire de la politique. Nous ne sommes pas aux années 90. Nous n'avons jamais reçu le soutien des autorités comoriennes. Or, elles devraient aider ceux qui sont sur le terrain et militent. Cela étant dit, je reste toujours disponible.

Que pensez-vous de la proposition du président Ahmed Abdallah Sambi de « Un pays deux administrations » ?
A l'origine, cette proposition vient du Comité Maoré. Je trouve cette idée inadaptée au cas de Mayotte. On a voulu trouver des similitudes entre Mayotte et Hong-Kong. Or, à Hong-Kong, il s'agissait d'un bail. Au bout d'un certain temps, l'île devait revenir à la Chine. Ici, la France ne reconnait même pas la 'comorienneté' de Mayotte. Elle n'admet pas l'existence d'un problème territorial entre les deux pays. La seule question qui restait encore à régler était celle du statut. Et c'est déjà fait. Ainsi, cette proposition de « un pays, deux administrations » me parait absurde. Si la diplomatie comorienne était active, peut-être elle aurait pu amener la France à examiner cette offre de solution. Ce qui n'est pas le cas. Mais, il faut dire que ce n'est pas seulement le gouvernement qui a démissionné sur le sujet, les partis d'opposition aussi.

Comment avez-vous reçu l'idée de Mme Fatima Said de se proclamer gouverneure de Mayotte ?

Ce qu'il y a de positif dans cette affaire est qu'elle remet au goût du jour la question de Mayotte. Je lui ai écrit pour lui dire que j'étais à la fois intéressé et intrigué, étant donné que je ne suis pas à même de mesurer le degré de sérieux de cette initiative.

Comment analysez-vous l'évolution politique et économique de Mayotte de ces dernières années ?

A Mayotte, il y a, sur le plan des infrastructures, un réel développement. En apparence, les choses ont progressé. Les écoles sont là, le corps enseignant aussi,...Mais, le système de valeurs est renversé. Les jeunes se disent qu'il ne vaut pas la peine de se fatiguer puisque, après tout, il y aura toujours l'argent. 10% seulement des élèves du collège ont le niveau. Je tiens ces statistiques d'un enseignant. Pour acheter la paix sociale, on fait donc monter les enfants. Le coup de balai intervient en 3ème et en terminale. Les lacunes en français sont criantes. Sur le plan économique, c'est une greffe d'une société occidentale que la France essaie d'imposer à Mayotte. Aujourd'hui, les entrepreneurs locaux sont soit des Français, soit des Réunionnais. Les Mahorais sont là en spectateurs. C'est le même processus que dans les autres colonies, c'est-à-dire une société d'assistanat. On accorde par-ci par-là des subsides pour calmer les ardeurs des Mahorais. Non seulement les Français prennent du poids sur le plan économique, mais bientôt ils vont investir le champ politique. On verra ainsi des maires et des conseillers municipaux blancs. A Mayotte, on essaie de créer de toutes pièces une société française des tropiques.

Quelle serait votre propre approche pour résoudre ce conflit vieux de 35 ans ?

Le principal handicap est cette impression générale d'avoir perdu la bataille. Les Comoriens ont baissé les bras. On estime que ce n'est pas si mal finalement, puisqu'en pas de pépin, on pourra toujours se réfugier à Mayotte. On me l'avait déjà dit lors d'un meeting à Anjouan. C'est une marque de désespoir. Seul le gouvernement peut donner une impulsion nouvelle, un regain de confiance à la population.

Ce mois de septembre, la question de Mayotte va être, une fois encore, débattue à l'ONU. Pensez-vous que le règlement de ce conflit passe par l'Onu ou par un dialogue bilatéral ?

L'approche bilatérale, c'est ce qui se fait depuis plusieurs années. Lors de la conférence d'Addis-Abeba, l'ancien secrétaire général de l'Oua, Salim Ahmed Salim, nous avait reproché notre attitude. Lorsque l'Oua veut prendre des initiatives, les Comores disent toujours avoir entrepris des discussions au niveau bilatéral. Ce dialogue entre les Comores et la France est un marchandage ; autrement dit, les autorités comoriennes acceptent de mettre en sourdine la question pour obtenir en contrepartie quelque chose. Ca dialogue bilatéral n'aboutira à rien tant que la France ne reconnait pas l'appartenance de Mayotte à l'archipel des Comores. Je fais un parallèle de la France à Mayotte et la présence d'Israël dans les territoires occupés.

Le Gthn (Groupe de travail de haut niveau), mis en place par la France et les Comores régler ce contentieux territorial et parler des questions de circulation des biens et des personnes, a suspendu ses travaux à la demande des autorités comoriennes. Regrettez-vous cette décision ?

Le Gthn est une trouvaille de la France pour occuper les Comores pendant qu'elle préparait la départementalisation de Mayotte. C'est une diversion. Ce n'est pas le cadre adéquat. Ni les autorités locales (Mayotte), ni la France n'ont l'intention de résoudre ce problème de souveraineté. Le Gthn est une humiliation supplémentaire.

Comment appréhendez-vous les conséquences de la départementalisation à Mayotte ?

Il y a un ex-ministre français de l'Outre-Mer, Louis Le pensec, qui disait en 1988 : « L'application du droit coutumier français à Mayotte entrainera partout des ruptures et pas forcément des conséquences attendues ». C'est exactement à quoi nous assistons aujourd'hui, aussi bien au niveau foncier que celui de la religion, de l'état-civil,...Aujourd'hui, beaucoup de gens à Mayotte n'arrivent pas à renouveler leurs papiers et se trouvent donc dans des situations très difficiles. Ils risquent de devenir des Mahorais de nationalité indéterminée. La déclaration des naissances est récente, après 1977. Ceux qui sont nés avant cette date ont du mal à produire des documents. C'est le même problème sur le foncier. Les Mahorais ignorent ce qu'est un acte de propriété. Pour justifier de leur qualité de propriétaires, il leur faut engager des procédures judiciaires souvent longues, avec constitution d'un avocat. Or, ils sont pauvres. Beaucoup se retrouveront donc spoliés. Et les Wazungus vont acheter toutes ces terres.

Dans une requête adressée à la cour constitutionnelle, le Comité Maoré demande la création d'un poste de vice-président pour l'île de Mayotte. Comment jugez-vous cette proposition ?

L'Etat comorien devra être conséquent avec la constitution. La Constitution stipule clairement que les Comores sont composées de quatre îles. Au lieu de cela, on dit que les institutions vont s'appliquer une fois que Mayotte réintégrera le nouvel ensemble comorien. Mais quand ? Que fait-on pour cela ? On se contente d'un certain formalisme. Sous le régime Ahmed Abdallah Abdérémane, il y avait, au moins, un ministre mahorais.
On assiste à une forte migration de Mahorais vers la France. Comment expliquez-vous ce phénomène ?
Par des considérations financières. Ce que les gens ne trouvent pas sur place, ils vont là où ils croient possible d'en trouver. Cela a commencé par les femmes. Elles y vont pour toucher les allocations familiales et autres. Ces prestations n'existent pas à Mayotte. Ce mouvement a été, un moment, encouragé par l'Etat français, parce que moins on avait des gens à Mayotte, moins on aurait des problèmes.

N'avez-vous pas l'impression d'être seul à Mayotte dans ce combat pour le retour de l'île ?

Très peu de gens sont prêts à proclamer ouvertement leurs positions. Même si, dans les faits, ils se disent Comoriens, jamais ils n'iront réclamer le retour de Mayotte. En privé, ils livrent leurs sentiments profonds, y compris les dirigeants. Mais, il faut dire qu'il y a un climat de malaise par rapport aux prises de position des autorités comoriennes.

Les « clandestins » font l'objet d'une véritable chasse aux sorcières. Après qu'un maire eut décidé de bruler des cases de certains parmi eux (Hamouro), on refuse à leurs enfants le droit d'aller à l'école sans parler des conditions dégradantes du centre de rétention de Mayotte. Pourquoi tout cet acharnement ?

Il va sans dire que dans n'importe quel contexte de forte démagogie, on cherche toujours des bouc-émissaires. Ici, les Anjouanais sont pointés du doigt et cela ne date pas d'aujourd'hui. On s'en sert pour faire l'impasse sur les problèmes réels qui se posent ici. Un préfet de Mayotte disait qu'il fallait couper le cordon ombilical, fermer les frontières et chasser les Comoriens des autres îles. Mais, demander à un Mahorais de ne pas recevoir un « clandestin » est impossible. On ne peut pas chasser son oncle, son cousin,...Les liens familiaux sont une réalité. Les Mahorais sont donc dans une situation ubuesque. C'est la quadrature du cercle. Et les Français le savent.
Propos recueillis à Mayotte par Mohamed Inoussa
SOURCE: AL-WATWAN MAGAZINE
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#Posté le dimanche 10 octobre 2010 13:58

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